Vous préparez votre premier achat immobilier et on vous a parlé du PTZ (le prêt à taux zéro) sans vraiment vous expliquer à quoi vous avez droit ? C’est normal : ce dispositif a évolué plusieurs fois ces dernières années, et la version 2026 comporte des règles précises selon votre situation et votre zone géographique. Voici tout ce que vous devez savoir, clairement, avec des chiffres concrets.
La réponse courte
Le PTZ 2026 est un prêt complémentaire sans intérêts, réservé aux primo-accédants (c’est-à-dire ceux qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années). Il est désormais ouvert sur toute la France et peut couvrir jusqu’à 50 % du coût de votre opération selon vos revenus. Résultat : une mensualité globale allégée et une capacité d’achat améliorée.
Comprendre le PTZ 2026 et ce qui change cette année
Le prêt à taux zéro (PTZ) est un dispositif de l’État qui vous permet d’emprunter une partie de votre projet immobilier sans payer d’intérêts. Vous ne remboursez que le capital prêté, étalé dans le temps, ce qui réduit mécaniquement votre mensualité globale.
La grande nouveauté 2026 : le PTZ revient sur toute la France
Depuis le début 2026, le PTZ est à nouveau accessible dans toutes les zones géographiques : zones A bis, A, B1 (dites “zones tendues”, là où le marché immobilier est sous tension) et zones B2 et C (marchés plus détendus). Cette extension est une bonne nouvelle si vous achetez en dehors des grandes métropoles.
Attention cependant : les règles ne sont pas identiques partout.
- En zones tendues (A, B1 — grandes villes et périphéries) : le PTZ est réservé au logement neuf collectif, c’est-à-dire les appartements en résidence. Une maison individuelle neuve en zone tendue n’est pas éligible.
- En zones B2 et C : le PTZ est accessible au neuf (appartements et maisons) et à l’ancien avec travaux, à condition que les travaux représentent au moins 25 % du coût total de l’opération.
En clair : si vous achetez un appartement neuf à Lyon (zone A), vous pouvez bénéficier du PTZ. Si vous achetez une maison neuve à Lyon, vous n’y avez pas droit. Si vous achetez une vieille maison à rénover dans une ville moyenne en zone C, le PTZ est possible à condition de prévoir un chantier significatif.
Conditions d’éligibilité : zones, primo-accédant, revenus
1. Être primo-accédant
Le PTZ est réservé aux personnes n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années. Vous avez vendu votre logement il y a trois ans ? Vous êtes potentiellement éligible. Vous êtes locataire depuis toujours ? Vous l’êtes aussi.
Cette condition s’applique à tous les emprunteurs du dossier. Si vous achetez en couple et que l’un d’entre vous a été propriétaire récemment, le dossier n’est pas éligible.
2. Respecter les plafonds de revenus
Le PTZ est soumis à des plafonds de revenus calculés sur votre revenu fiscal de référence N-2 (soit vos revenus 2024 pour un achat en 2026). Ces plafonds varient selon la composition du foyer et la zone géographique du bien.
Pour vous donner un ordre d’idée : un couple sans enfant en zone B1 peut généralement prétendre au PTZ jusqu’à environ 49 000 € de revenu fiscal de référence à deux. Les plafonds sont plus élevés en zone A et plus bas en zone C.
Si vous n’êtes pas sûr de votre situation, le rapport de faisabilité gratuit de Certificat Emprunteur inclut le calcul du PTZ en quelques minutes.
3. Le logement doit devenir votre résidence principale
Le bien financé doit être votre résidence principale. Il ne peut pas s’agir d’un investissement locatif ou d’une résidence secondaire.
Combien pouvez-vous obtenir ? Quotités, montants et exemple chiffré
Les quotités : quelle part du projet le PTZ peut-il financer ?
La quotité désigne la part du coût total de l’opération que le PTZ peut couvrir. Elle dépend de vos revenus :
- Revenus les plus modestes : jusqu’à 50 % du coût de l’opération financé en PTZ.
- Classes moyennes : entre 30 et 40 %.
- Haut de la classe moyenne (proches des plafonds) : autour de 20 %.
Les montants plafonds
Le montant du PTZ est également plafonné :
- Logement neuf : jusqu’à 180 000 €.
- Ancien avec travaux (zones B2/C) : jusqu’à 132 000 €.
Exemple chiffré : un couple de primo-accédants
Profil : Marie et Thomas, 35 ans, revenus nets cumulés de 4 500 €/mois (revenus fiscaux de référence 2024 combinés : 45 000 €). Ils achètent un appartement neuf en zone B1 à 300 000 €.
- Avec des revenus fiscaux de 45 000 € à deux en zone B1, ils se situent dans la tranche “classes moyennes”.
- Quotité applicable : environ 35 % → PTZ potentiel : 105 000 € (plafonné à 180 000 € max, donc le calcul par quotité est limitant ici).
- Le PTZ de 105 000 € est sans intérêts. Le reste à financer via un prêt classique : 195 000 €.
Impact sur la mensualité : En empruntant 195 000 € sur 20 ans à 3,37 % (taux moyen juin 2026), la mensualité du prêt principal est d’environ 1 120 €. En ajoutant la mensualité PTZ (remboursement du seul capital, sur une durée et un différé selon les revenus), le total reste bien en dessous de ce qu’aurait coûté un emprunt unique de 300 000 €.
Le PTZ augmente donc votre capacité d’achat en allégeant le coût du crédit global — c’est son principal avantage.
Pour aller plus loin sur la capacité d’emprunt, consultez notre guide Quelle capacité d’emprunt selon votre salaire ?
Les erreurs fréquentes à éviter
1. Croire que le PTZ finance tout le projet
Non. C’est un prêt complémentaire : il s’additionne à votre prêt principal, votre apport personnel, et éventuellement d’autres aides. Il ne remplace pas un apport. Pour comprendre combien vous devez prévoir, lisez notre article sur l’apport personnel en 2026.
2. Oublier que la règle des zones s’applique au bien, pas à votre domicile actuel
La zone prise en compte est celle du bien que vous achetez, pas celle où vous habitez aujourd’hui.
3. Penser que “ancien avec travaux” signifie n’importe quelle rénovation
Les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération (achat + travaux). Un ravalement de façade ou une nouvelle cuisine ne suffisent pas. Il faut un chantier substantiel.
4. Ne pas vérifier ses revenus N-2
Les revenus pris en compte sont ceux de votre avis d’imposition de 2024 (pour un achat en 2026), pas vos revenus actuels. Si vous avez eu une année atypiquement basse ou haute en 2024, cela peut changer votre droit au PTZ.
5. Attendre d’avoir trouvé le bien pour vérifier son éligibilité
Plus tôt vous savez si vous êtes éligible et pour quel montant, mieux vous dimensionnez votre budget de recherche. Une simulation préalable vous évite de viser des biens hors de portée ou, à l’inverse, de vous brider inutilement.
FAQ
Le PTZ est-il accessible si j’achète seul ?
Oui, l’éligibilité ne dépend pas du nombre d’emprunteurs. Les plafonds de revenus et les quotités sont calculés en fonction de la composition du foyer et du coût de l’opération.
Puis-je cumuler le PTZ avec un autre prêt aidé (prêt Action Logement, prêt d’accession sociale…) ?
Oui. Le PTZ est conçu pour être cumulé avec d’autres dispositifs. C’est d’ailleurs tout l’intérêt d’un plan de financement bien structuré : assembler les différentes briques pour minimiser le coût total du crédit.
Le PTZ compte-il dans le calcul du taux d’endettement ?
Oui. Même sans intérêts, le remboursement mensuel du PTZ est pris en compte dans le calcul du taux d’endettement(qui doit rester sous 35 % de vos revenus, assurance comprise, conformément aux règles HCSF en vigueur). Un courtier peut vous aider à optimiser la durée de remboursement pour limiter cet impact.
Qu’est-ce que la règle HCSF dont on parle souvent ?
Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) fixe les règles prudentielles que les banques doivent respecter. En 2026, ces règles maintiennent un taux d’endettement maximum de 35 % (assurance incluse) et une durée de prêt maximum de 25 ans (27 ans si les travaux représentent au moins 10 % du coût total). 20 % des dossiers peuvent déroger à ces règles, ce qui laisse une marge pour certains profils solides.
Comment savoir si je suis bien éligible et pour quel montant ?
La façon la plus fiable est de faire calculer votre PTZ dans le cadre d’un plan de financement complet. Le rapport de faisabilité de Certificat Emprunteur le fait gratuitement en quelques minutes, avec un scoring de votre dossier (A, B, C ou D) et une estimation du PTZ auquel vous pouvez prétendre.
Conclusion : le PTZ, un levier concret pour votre premier achat
Le PTZ 2026 est une aide réelle, pas un effet d’annonce. Pour un couple de primo-accédants aux revenus moyens, il peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros empruntés sans intérêts — ce qui allège la mensualité et améliore concrètement la capacité d’achat.
Mais pour en tirer le meilleur parti, encore faut-il savoir exactement à quoi vous avez droit selon votre zone, vos revenus et votre projet. C’est précisément ce que permet le rapport de faisabilité gratuit de Certificat Emprunteur : en 5 minutes, vous obtenez un plan de financement personnalisé avec le calcul de votre PTZ, un scoring de votre dossier et des pistes concrètes pour avancer.
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Pour aller plus loin, consultez aussi notre guide complet dédié aux primo-accédants en 2026.

